Contexte
Le déclin de la biodiversité des milieux agricoles et les impasses rencontrées par les agriculteurs dans la gestion chimique des ravageurs incite à l’identification et à la mise en œuvre de nouveaux moyens de gestion fondés sur un renforcement de processus de régulation s’appuyant sur la biodiversité comme levier. Il a été montré que des systèmes de culture reposant sur un usage réduit ou nul des pesticides et du travail du sol, ainsi que sur une plus grande diversité végétale cultivée permettent d’accroître la biodiversité dans les parcelles (Henneron et al., 2015). De plus, des infrastructures écologiques, comme des bandes fleuries pérennes, permettent également d’augmenter la quantité et la diversité des insectes prédateurs et parasitoïdes (Holland et al., 2016). Cependant, la contribution de diverses pratiques agricoles à la régulation des ravageurs, ainsi que les possibles interactions avec les bandes fleuries présentes, restent méconnues. Dans ce cadre, nous formulons l’hypothèse que des systèmes de culture favorisant la biodiversité, combinés à des bandes fleuries, conduisent à une augmentation de la régulation biologique des ravageurs. Afin d’évaluer les effets combinés des aménagements fleuris et des systèmes de culture, un réseau d’une trentaine d’agriculteurs a été mis en place en 2017. Les agriculteurs ont été choisis afin d’étudier une diversité de systèmes de culture.

Missions
Le stage a pour objectif de participer à la quantification des effets de systèmes de cultures contrastés, parfois en interaction avec des bandes fleuries, sur la régulation de ravageurs généralistes des céréales et du colza (notamment les pucerons et les limaces), grâce à l’analyse de leurs effets sur les communautés d’arthropodes et leur fonctionnement. Le stagiaire participera sur le terrain aux observations et prélèvements d’arthropodes et à la caractérisation des états du milieu, et au laboratoire à l’identification des arthropodes prélevés. Des enquêtes auprès d’agriculteurs préalablement réalisées permettront au stagiaire de décrire les systèmes de culture (combinés ou non à des bandes fleuries). Enfin le stagiaire participera au traitement des données permettant de mettre en relation systèmes de culture et communautés d’arthropodes, et d’identifier la réalité des effets de régulation des ravageurs. Ce stage permettra au stagiaire d’acquérir une expérience sur (i) les suivis de biodiversité fonctionnelle et la reconnaissance d’arthropodes, (ii) l’analyse et la description de systèmes de grandes cultures et (iii) le traitement de données agronomiques et écologiques.

Profil du candidat
Formation ingénieur ou master, en recherche de stade de césure Seuls les étudiants inscrits dans une formation auprès d’un établissement d’enseignement peuvent postuler. Le stagiaire devra avoir des connaissances en agronomie et en écologie. Il devra faire preuve de beaucoup de rigueur, d’autonomie et d’organisation. Des connaissances en entomologie et sur les méthodes d’analyse de jeux de données en écologie des communautés sont souhaitées. Le permis de conduire est nécessaire.

Conditions de travail
Le stage est ouvert sur six mois, de fin septembre – début octobre 2021 à février-mars 2022. Indemnisation de stage : 577 € mensuels environ selon la réglementation en vigueur. Possibilité d’hébergement sur place.
Ce travail est réalisé dans le cadre de la thèse de doctorat de Justine PIGOT.
Lettre de motivation et CV à envoyer à Antoine GARDARIN et Justine PIGOT, en précisant vos dates de disponibilité pour le stage :
UMR INRAE – AgroParisTech Agronomie
Av. L. Brétignières, BP01, 78850 THIVERVAL-GRIGNON
antoine.gardarin@inrae.fr ; justine.pigot@inrae.fr

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: antoine.gardarin@inrae.fr ; justine.pigot@inrae.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.