Résumé du sujet :
La Ville de Marseille gère plus de 300 friches correspondant à une surface d’environ 160 ha. Ces friches sont réparties sur l’ensemble du territoire communal en mosaïque irrégulière et souvent discontinue. Leur densité et leur caractère naturel augmentent généralement avec leur éloignement par rapport à l’hypercentre. Ces espaces sont de nature, de taille et d’origine très variables.
La diversité des milieux qu’offrent les friches, leur singularité supposée par rapport aux autres espaces végétalisés en ville et leur spatialisation suggère que ces terrains peuvent jouer un rôle important en termes de maintien de la biodiversité sur le territoire communal, notamment dans le tissu urbain.
La Ville souhaite donc connaitre le potentiel de ces friches en termes de biodiversité et est en attente d’une analyse comparative au regard des autres espaces végétalisés urbains, agricoles ou naturels du territoire communal.
Le modèle retenu pour cette étude est le groupe des Rhopalocères en raison de leur capacité de dispersion (et donc leur réponse rapide face à des changements environnementaux) et aussi de leur rôle en tant que pollinisateur. De plus, depuis 2008 Le LPED capitalise des suivis sur les communautés de Rhopalocères dans les Parcs Publics, les communautés dans ces espaces sont désormais bien connues. Il sera donc possible de comparer la composition et la structure des communautés de Rhopalocères des friches et des parcs urbains. On pourra ainsi s’interroger sur ce qu’apportent, des espaces moins gérés comme les friches, en termes de biodiversité urbaine. L’hypothèse sous-jacente à cette recherche est que des communautés végétales comportant moins d’espèces exotiques ou majoritairement des espèces natives peuvent être essentielles ou complémentaires comme ressources alimentaires pour les communautés de papillons en milieu urbain.
Que recèlent les friches urbaines en gestion par la ville en matière de biodiversité à travers le modèle des Rhopalocères ? Quelle est la composition floristique de ces friches et en quoi les friches sont-elles différentes des autres espaces à caractère de nature ? Dans quelle mesure la structure et la composition des communautés de Lépidoptères de ces espaces peuvent-elles être influencées par les communautés végétales présentes ?

A partir d’échantillonnages de Rhopalocères réalisés dans plusieurs friches dont il faudra établir la composition floristique, ce stage a donc pour objectif d’étudier la composition des communautés de Rhopalocères ainsi que celle des communautés végétales associées
1/ de calculer et de comparer les indices de biodiversité obtenus dans des friches situées dans différents contextes urbains,
2/ de comparer ces résultats obtenus pour les friches à ceux établis pour les parcs urbains de la ville,
3/ d’interpréter les résultats à la lumière d’informations relatives au contexte des friches urbaines et des parcs (urbanisation, ancienneté, gestion…) et aux traits biologiques des espèces observées (chorologie, habitat, régime alimentaire…).

Il sera conjointement mené au sein du LPED sous la direction scientifique d’enseignants chercheurs et au sein de la ville de Marseille sous la responsabilité de la Division Espaces Naturels et friches urbaines. Ce stage s’intègre dans une recherche beaucoup plus large sur la biodiversité sur la commune de Marseille développée au sein de la thèse de M. Ternisien qui participera à l’encadrement. Le stagiaire se partagera ainsi entre le LPED et la Division Espaces Naturels et friches urbaines de la ville de Marseille.

Compétences requises de l’étudiant :
Connaissances naturalistes
Traitements statistiques

Activités assurées par l’étudiant :
Échantillonnage et identification des Rhopalocères,
Relevés de végétation et identification des espèces végétales
Analyse et traitements statistiques des données
Rédaction d’un rapport et présentation orale des résultats.

Financement du stage et du stagiaire :
Ville de Marseille pour les gratifications
Fonds propres LPED pour le fonctionnement

Personnes à contacter pour envoyer votre CV et lettre de motivation :
Magali Deschamps-Cottin (magali.deschamps-cottin@univ-amu.fr) et Christine Robles (christine.robles@univ-amu.fr)

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: magali.deschamps-cottin@univ-amu.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.