Contexte
Etant des organismes sessiles, les plantes ne peuvent se soustraire rapidement des divers stress environnementaux. La plasticité phénotypique, plus fréquente chez les plantes, leur permet néanmoins une transmission ‘rapide’ de caractères adaptatifs par des phénomènes épigénétiques. Il est probable que dans le contexte grandissant de conditions environnementales changeantes, les espèces aux traits plastiques soient avantagées et sélectionnées. Cependant les mécanismes à l’origine de la plasticité des plantes sont encore mal connus et en particulier le rôle que peuvent avoir les interactions biotiques dans cette plasticité. En effet, les plantes s’adaptent à leur environnement en partie grâce aux interactions bénéfiques qu’elles mettent en place avec des organismes divers (plantes, microorganismes, insectes). Néanmoins, certaines de ces interactions biotiques restent cryptiques et leurs rôles sous-estimés. Les broméliacées à réservoir d’eau sont des plantes néotropicales dont les feuilles en rosette forment un micro-écosystème hébergeant des communautés microbiennes aquatiques. Les broméliacées sont aussi associées à de nombreux microorganismes épiphytes et endophytes qui contribuent à leur nutrition minérale, leur fitness, et leur survie.

Objectif et missions
Le stage a pour objectif de caractériser les effets de deux habitats contrastés (milieu forestier et milieu ouvert) sur les performances et le microbiote d’une broméliacée à réservoir d’eau Aechmea aquilega. L’étudiant.e participera à la récolte de données et d’échantillons sur le terrain. Les performances des plantes seront caractérisées par des mesures morphologiques (nombre de feuilles, dimension et forme de la rosette, etc.), anatomiques (structure et dimension des tissus foliaires) et écophysiologiques (échanges gazeux, performance photosynthétique, potentiels osmotiques et hydrique, conductance épidermique, etc.) des plantes sur le terrain et au laboratoire. Les échantillons récoltés pour caractériser le microbiote des feuilles et des racines seront conditionner et stériliser au laboratoire. Par la suite, des extractions d’ADN et des PCR seront réalisées. Enfin, l’étudiant.e participera aux analyses des données afin d’identifier comment les facteurs environnementaux abiotiques modules les performances d’A. aquilega.

Profil et compétences recherchés :
– Etudiant.e en césure en écologie ou en école d’ingénieur.e agronome
– Connaissance en écologie
– Expérience et goût du travail de terrain en forêt et au laboratoire
– Maîtrise/Notions du logiciel ImageJ
– Maîtrise/Notions du logiciel R et des méthodes de bases en analyses statistiques et spatiales
– Goût pour l’analyse de données

Durée : 5 à 6 mois de Septembre 2021 à Janvier-Février 2022

Lieu du stage : l’étudiant.e sera basé.e au sein de l’UMR EcoFoG à Kourou en Guyane française.

Indemnisation de stage : 570 € mensuel environ, selon la réglementation en vigueur.

Modalités des candidatures :
Merci de faire parvenir, dès que possible, un CV et une lettre de motivation à celine.leroy@ird.fr et heidy.schimann@inrae.fr. Les candidats retenus sur dossier se verront fixer une audition par visioconférence.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: celine.leroy@ird.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.