Contexte
Les problèmes environnementaux engendrés par l’agriculture intensive des dernières décennies incitent au développement de pratiques plus vertueuses fondées notamment sur une meilleure utilisation des services écosystémiques offerts par l’agroécosystème afin de réduire la quantité d’intrants apportés et plus largement les interventions agricoles.
Dans les céréales d’hiver, l’association de la culture avec des légumineuses de services permet par exemple des gains intéressants en fixant l’azote atmosphérique pour la culture suivante et en contrôlant les adventices pendant le développement de la culture et après sa récolte.
Par ailleurs, les pucerons des céréales impactent négativement le rendement de ces mêmes cultures, que ce soit de manière directe par prélèvement de sève lorsqu’ils sont très abondants, ou de manière indirecte en transmettant des maladies virales comme la jaunisse nanisante de l’orge.
Or des études récentes ont montré un intérêt supplémentaire à associer des légumineuses à ces céréales pour contrôler le développement des populations de pucerons des céréales, avec toutefois un effet qui semble assez variable selon les situations et les années. Le niveau de développement des légumineuses et notamment leur biomasse semble jouer un rôle déterminant.
Objectifs
Le stage se base sur deux volets d’expérimentation menés de façon complémentaire et simultanée, l’un en champ et l’autre en laboratoire.
Sur le terrain, l’objectif du stage sera de caractériser le lien existant entre l’état des populations de pucerons des céréales et le développement et la nature des légumineuses associées aux céréales. Cela sera fait grâce à des relevés dans des essais de plein champ mis en place chez des agriculteurs partenaires à l’automne 2021. Ces essais composés de plusieurs modalités, testeront différents couverts de légumineuses (trèfle blanc seul ou associé à du trèfle incarnat), semés à différentes dates (à l’automne en simultané avec la céréale d’hiver ou au printemps dans la céréale déjà établie). Au printemps 2022, des comptages des 3 espèces de pucerons majoritaires seront effectués, ainsi que des observations et des prélèvements sur les plantes de service associées (mesure de hauteur, de biomasses etc…).

En laboratoire, l’objectif sera d’explorer les mécanismes de déplacement inter-plantes des différentes espèces de pucerons. En effet, des résultats d’expérimentation terrain menées les années précédentes montrent des effets différenciés du couvert selon l’espèce de puceron considérée. Cela suggère que les modalités de déplacements inter-plantes pourraient être différentes et de fait impacter de façon significative l’effet de l’insertion d’une plante de service sur la régulation de population de pucerons des céréales.

Qualités attendues
La mise en œuvre de ce travail demandera un goût pour la conception de design expérimentaux, un bon sens de l’organisation, de l’autonomie, de la rigueur scientifique, et une bonne résistance physique (le terrain peut être assez exigeant selon les conditions météo). Intérêt en entomologie et agronomie. Le permis B sera nécessaire pour se rendre sur les essais agronomiques mais une voiture personnelle n’est pas indispensable (véhicules de service à disposition).

Conditions du stage
Le stagiaire est accueilli à l’ISARA Lyon au sein de l’unité de recherche Agroécologie et Environnement.
Durée du stage : 6 mois, début envisagé janvier ou février 2022 (à discuter).
Le stage est rémunéré environ 650€/mois.

Contacts
Les candidatures sont ouvertes jusqu’à ce que le stage soit pourvu.
Pour candidater, merci d’envoyer CV, lettre de motivation et notes M1 / M2 (disponibles) à : Aurélie Ferrer (aferrer@isara.fr).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: aferrer@isara.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.