Contexte – Le stage proposé s’inscrit dans un projet de recherche portant sur la fragmentation des habitats forestiers et les menaces qui pèsent sur la biodiversité. Ce projet vise à explorer la relation qui existe entre perte d’habitat, réduction de la taille des populations, perturbations génétiques (échanges et diversité) et diversité spécifique. Alors qu’un nombre croissant d’études montrent une corrélation (C) positive entre diversités (D) spécifique (S) versus génétique (G) (SGDC), peu nombreuses sont celles qui révèlent aucune corrélation voire une relation négative entre les deux diversités. Diverses hypothèses ont ainsi été avancées pour expliquer ces résultats contradictoires, impliquant en outre des différences de cycle de vie des organismes, des effets confondants des perturbations de l’habitat, des biais d’échantillonnage, etc. A partir d’une approche multi-espèces, le projet vise à (i) explorer les rôles respectifs de la métacommunauté forestière et des caractéristiques de la matrice paysagère sur la relation SGDC, (ii) comprendre et expliquer les relations divergentes qui existent entre les deux composantes de la diversité. Le protocole de cette étude a été conçu pour permettre d’évaluer l’impact de plusieurs déterminants (temps, latitude, fragmentation et perméabilité des matrices paysagères) sur les réponses SGDC. Ainsi, trois fenêtres paysagères contrastées (bocage, openfield, grande forêt non fragmentée) ont été échantillonnées dans six régions européennes situées le long d’un gradient latitudinal dans le but (i) d’inventorier les espèces de plantes vasculaires pour l’estimation de la diversité spécifique (SD) ; (ii) de mesurer la diversité génétique (GD) des populations de deux espèces à traits d’histoire de vie contrastés, en l’occurrence la benoîte commune Geum urbanum (espèce généraliste à forte capacité de dispersion), et l’oseille des bois Oxalis acetosella (espèce spécialiste à faible capacité de dispersion), lesquelles ont été collectées dans 15 fragments forestiers de chacune des trois fenêtres paysagères.

Missions du stagiaire recruté :
Les analyses (moléculaires, génotypage, structure génétique) relatives à G. urbanum ont été faites lors de travaux antérieurs. Les missions confiées à l’étudiant(e) sont :
i. de génotyper tous les individus d’O. acetosella pour lesquels les amplifications par PCR et les analyses de fragments ont été également faites au préalable ;
ii. de caractériser la structure génétique des populations d’O. acetosella aux différentes échelles locales, régionales et paysagères ;
iii. de comparer la réponse « génétique » SGDC des deux modèles biologiques considérés ;
iv. d’identifier les déterminants paysagers de la relation entre diversité spécifique et diversité génétique.
Compétences / intérêt : écologie évolutive, génétique des populations, analyses statistiques (maîtrise de R), travail en autonomie.
Durée et date de stage : 6 mois (janvier-juin 2022).
Financement du stagiaire : Dotation CNRS/ministère ; Indemnisation : en fonction des dispositions légales en vigueurs.
Co-Encadrants : Annie GUILLER (PR) et Guillaume DECOCQ (PUPH), UMR 7058 EDYSAN CNRS UPJV (https://www.u-picardie.fr/edysan/)
Contact : Les candidats potentiels doivent envoyer un CV et une lettre de motivation à : annie.guiller@u-picardie.fr et guillaume.decocq@u-picardie.fr

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