Proposition de stage – Master 2 (6 mois)

Contamination des espèces halieutiques marines et DCSMM : analyse de la variabilité des concentrations et modélisation de la bioamplification en vue de l’amélioration des indicateurs utilisés pour l’évaluation du Bon Etat Ecologique
Encadrants :
– Tiphaine Mille : Ifremer Nantes, RBE-BE
Co-encadrements:
– Aourell Mauffret : Ifremer Nantes, RBE-BE
Positionnement du stage : Ifremer Nantes, RBE-BE
Niveau du stage : Master 2
Durée du stage : 6 mois
Gratification : 600 € mensuels

Contexte général et problématique scientifique
Le stage s’inscrit dans le cadre du dispositif « Contamination chimique des réseaux trophiques » (CoRePh) mis en œuvre dans le programme de surveillance de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM). L’objectif de la DCSMM est d’atteindre et maintenir un bon état écologique (BEE) du milieu marin, défini par 11 descripteurs qualitatifs. Le dispositif COREPH est un suivi de la contamination chimique des réseaux trophiques marins, dont les objectifs sont mutualisés entre les descripteurs 4 (réseaux trophiques), 8 (contaminants chimiques) et 9 (questions sanitaires). Dans le cadre de ce dispositif, les concentrations d’un panel de contaminants métalliques et organiques, des traceurs trophiques (isotopes du carbone et de l’azote) et des éléments de biométrie sont mesurés individuellement chez des espèces de poissons et de céphalopodes d’écologie et de niveaux trophiques différents. A partir des données disponibles, la question qui se pose est : « Comment évaluer au mieux la qualité du milieu marin au large au regard de la contamination chimique d’espèces marines mobiles, et à partir d’échantillonnages hétérogènes intimement liés aux spécificités des systèmes ? ».
L’une des approches possibles est l’étude de la bioamplification des contaminants au sein du réseau trophique. Ce processus peut être estimé grâce au facteur de bioamplification (Trophic Magnification Factor -TMF) qui illustre la relation entre les niveaux de contamination des espèces et leurs niveaux trophiques. Cependant son calcul peut être biaisé par de multiples sources d’incertitude (calcul du niveau trophique des espèces, métabolisme des espèces, complexité du réseau trophique…).
Objectifs
Le stage s’intéressera à la bioamplification du mercure et des polychlorobiphényles au sein des réseaux trophiques de Méditerranée et du Golfe de Gascogne selon quatre axes :
(i) Expliquer la variabilité des niveaux de contamination entre les espèces qui composent les réseaux trophiques étudiés.
(ii) Comparer différentes approches pour évaluer la bioamplification des contaminants au sein de ces réseaux trophiques.
(iii) Expliquer les différences potentielles d’amplitude de bioamplification entre les contaminants mais aussi entre les réseaux trophiques de Méditerranée et du Golfe de Gascogne.
(iv) Évaluer les conséquences sur les indicateurs de contamination du D8 ?

Missions et profil du candidat
Il sera confié au/à la stagiaire les missions suivantes :
– Décrire les relations entre les concentrations en contaminants et les paramètres biologiques des espèces.
– Décrire l’amplitude du processus de bioamplification selon différentes approches et les comparer à la littérature scientifique.
– Donner des propositions d’amélioration des indicateurs de la contamination chimique pour le D8.
– Interagir avec les personnes impliquées dans le dispositif COREPH (Ifremer Nantes, ODE-Vigies et Observatoire PELAGIS, La Rochelle Université/CNRS).
– Rédaction du rapport.
Compétences demandées :
– Bonnes connaissances en écologie marine et/ou en chimie de l’environnement
– Bases solides en biostatistiques
– Utilisation du logiciel R
– Aisance à la rédaction
– Capacités organisationnelles

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: tiphaine.mille@ifremer.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.