I. Résumé

Le stage se déroulera à l’UMR AMAP à Montpellier (https://amap.cirad.fr/), laboratoire spécialisé dans l’étude des plantes et des végétations.

Mots clés : biodiversité végétale, bassin méditerranéen, sciences participatives, base de données, occurrence, richesse spécifique, climat, biorégions

Superviseurs :
Guillaume Papuga (maître de conférence, Université de Montpellier – laboratoire AMAP)
Co-encadré par Errol Véla (maître de conférence, Université de Montpellier – laboratoire AMAP)

Durée du stage : Avril à juillet 2023, 4 mois (durée et période adaptable). Le stage sera gratifié selon la législation en vigueur.
Terrain : région Occitanie.

II. Projet de stage

Le bassin méditerranéen est une des zones les plus riches en espèces végétales sur terre, et regroupe 10 % des taxons connus (~30 000) sur 0,1 % des terres émergées (Quézel 1995). Cette exceptionnelle biodiversité est menacée par l’action de l’Homme via des impacts directs (fragmentation, destruction d’habitats, etc.) et le changements climatique. Afin de préserver au mieux cet espace, il est nécessaire de connaître les espèces présentes et leur distribution. Ces informations de base sont la clé de voûte de notre compréhension de cette diversité floristique, et permettent d’explorer des questions fondamentales sur l’origine et les mécanismes de persistance de la flore.

Cependant, de nombreux points de débats subsistent quant à la caractérisation de cette diversité. Les limites du bassin méditerranéen regroupent des concepts qui diffèrent par leur nature (climatique, biologique) et leur estimation ; les limites entre les biorégions du bassin restent approximatives ; le nombre de taxons effectivement présent est estimé sans s’appuyer sur des bases méthodologiques solides. Toutes ces incertitudes empêchent de comprendre finement l’histoire évolutive de la flore méditerranéenne, ce qui pose spécialement problème dans un contexte de changements globaux.

Le projet BIOMEP vise à répondre à ces questions, en s’appuyant sur des données issues de deux programmes de science participatives : Pl@ntnet et iNaturalist. Ces deux projets mènent en parallèles un inventaire de la flore à l’échelle mondiale, et permettent de comprendre et d’affiner notre compréhension de la distribution de la diversité végétale. Pl@ntnet est en parti porté et développé au sein du laboratoire AMAP, ce qui permet un échange direct quant aux questions relatives aux données brutes (validation taxonomique, référentiel, mais aussi biais spatial et échantillonnage).

Le stage se structure autour de trois objectifs clés :
Le premier volet consiste à conduire une revue de littérature et de cartographies afin de définir l’emprise spatiale du bassin méditerranéen, de confronter les perspectives (climatiques, biogéographiques) et de discuter des concordances et discordances.

Le second volet visera à quantifier l’impact futur du changement climatique en méditerranée. Pour cela, l’étudiant.e utilisera des bases de données en lignes (climatiques) pour analyser quelles sont les zones les plus susceptibles de voir leur climat se modifier.

Le troisième volet (optionnel) visera à développer les premiers calculs de richesse spécifique et de structuration géographique de la zone. Une attention particulière sera donnée au biais d’échantillonnage, composante inhérente à tout jeu de données issus des sciences participatives.

Le stage se déroulera en collaboration avec l’équipe Pl@ntnet ainsi que des botanistes à travers l’ensemble du bassin méditerranéen.

Bibliographie sélective

– Boakes et al (2016). Patterns of contribution to citizen science biodiversity projects increase understanding of volunteers’ recording behaviour. Scientific reports.
– Jimenez et al (2009). Estimated plant richness pattern across northwest South America provides similar support for the species‐energy and spatial heterogeneity hypotheses. Ecography.
– Joly et al (2016). A look inside the Pl@ntNet experience. Multimedia Systems.
– Panitsa et al (2021). Citizen Science, Plant Species, and Communities’ Diversity and Conservation on a Mediterranean Biosphere Reserve. Sustainability.
– Prudic et al (2018). Comparisons of citizen science data-gathering approaches to evaluate urban butterfly diversity. Insects.
– Quézel (1995). La flore du bassin méditerranéen: origine, mise en place, endémisme. Ecologia mediterranea.

III. Profil de l’étudiant-e

L’étudiant.e recruté.e devra être en master 1 (ou équivalent, voir Licence 3) dans le domaine de l’écologie. Il/elle présentera des bonnes connaissances en écologie, avec un intérêt pour la conservation de la flore. Le projet comporte une part importante d’analyse de données et de modélisation, nous cherchons un.e étudiant.e ayant un une aisance et une certaine autonomie pour l’utilisation du langage R et des systèmes d’information géographique. Quelques déplacements de terrain seront envisagés, l’étudiant.e devra donc présenter une appétence pour la botanique.

Candidature

Les candidats doivent envoyer un CV (1 page recto), leur relevé de notes de l’année précédente ainsi qu’une lettre de motivation (1 page recto) à Guillaume Papuga (guillaume.papuga (at) umontpellier.fr) au plus tard le 11 décembre 2022 minuit, avec comme sujet « Stage – Projet BIOMEP ». Une réponse sera donnée au cours de la semaine suivante.
La lettre de motivation détaillera vos compétences, ainsi que les raisons qui vous poussent à vous intéresser à ce projet.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: guillaume.papuga@umontpellier.fr

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfecodiff@sfecologie.org.