Appel à contribution pour LES CAHIERS DE LA RECHERCHE ARCHITECTURALE ET URBAINE
N° 14 : « L’architecture à l’épreuve de l’animal »

Dossier thématique coordonné par Manuel Bello-Marcano, Marianne Celka et Mathias Rollot
Date limite de réception des propositions d’articles : 31 octobre 2021

APPEL
L’architecture à l’épreuve de l’animal

Depuis quelques années, le champ de recherche qui représente les études animales s’est considérablement développé à l’aide des avancées scientifiques notamment en éthologie et en biologie. Une vaste littérature offre aujourd’hui en France et à l’international un panorama riche et foisonnant sur les questions animales dans plusieurs disciplines et domaines. Qu’en est-il de la recherche architecturale, urbaine et paysagère ? Ce numéro des CRAUP propose d’investiguer les chemins par lesquels l’architecture pense et intègre aujourd’hui l’animal dans les sociétés, les économies, les politiques et les esthétiques humaines. Cela, en transformant l’idée d’animal autant que l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes ou encore la représentation que nous avons de la discipline architecturale et ses réalisations construites, du projet architectural, urbain et territorial et des modes d’habiter qui leur sont liés. En cela, ce numéro voudrait s’inscrire dans les problématiques écosystémiques posées par les enjeux environnementaux contemporains. Il vise à ouvrir un débat sur les rôles majeurs que prend — et pourrait prendre — l’architecture au sein de cette métamorphose globale. Le dossier invite pour cela à considérer les reconfigurations radicales de nos rapports avec le vivant non-humain et avec notre propre animalité comme des possibilités d’enrichissement des dualités entre « projet » et « planification », « technique » et « vivant », « culture » et « nature » ou encore « sauvage » et « domestique ». En effet, les différents modes d’existence de l’animal, multiscalaires dans l’espace et dans le temps, rendent nécessaires aussi bien une vision anthropozoologique qu’une pensée animale de l’architecture — une conception architecturale capable de prendre en compte le point de vue de l’animal. En tant que « condition asymétrique », la relation architecture-animal, ainsi que les collaborations entre l’éthologie, l’urbanisme et la planification territoriale, interrogent l’habitation des mondes contemporains par et pour des communautés hybrides1, à la fois humaines et animales. En ce sens, le dépassement du rapport humain/non-humain, voire post-animal2 dessine des enjeux politiques, éthiques et esthétiques pour l’architecture et l’urbanisme.

Si, par le biais d’ouvrages collectifs3, de revues4 ou d’auteurs5, les milieux de l’urbanisme et du paysage francophones ont développé depuis plus d’une vingtaine d’années une réflexion déjà conséquente sur la question du rapport au vivant et le positionnement au sein des « humanités environnementales », qu’en est-il en revanche des milieux de l’enseignement, de la recherche et de la pratique architecturale ? On pourra, certes, relever la présence de quelques travaux d’histoire sur les relations de la ville, de l’architecture et de l’animal6. De même, il est à noter la multiplication récente du nombre de recherches sur quelques typologies architecturales comme le zoo7 (notamment) ; ainsi que l’existence de riches études sur l’architecture rurale et vernaculaire8 — un angle d’attaque indispensable s’il doit s’agir d’éclairer de façon trans-experte la problématique du rapport entre construction et cohabitation multispéciste. On notera également la présence de quelques expérimentations concrètes, de premières journées d’études ainsi que de quelques séminaires et ateliers de projet en ENSA qui commencent à s’y confronter explicitement. Une exposition sur le sujet serait aussi en cours de montage au Pavillon de l’Arsenal9. De sorte que ce premier état des lieux invite à croire en la pleine potentialité d’un champ encore largement ouvert : il ne resterait, désormais, qu’à se hisser sur les épaules de ces premiers travaux pour construire ce qui pourrait être un riche débat disciplinaire. Afin de positionner l’architecture face aux défis écologiques d’aujourd’hui, il semble en effet urgent et indispensable à la fois de questionner la tendance à considérer l’architecture comme un problème exclusivement humain et, par extension, comme un regard disciplinaire dont le but est celui de domestiquer systématiquement ce monde afin de le rendre plus familier, plus un « chez nous »10. Complexes, les relations anthropozoologiques relatives à l’architecture requièrent sans doute un regard inter- voir trans- disciplinaire autant qu’un regard inter-voire trans-spéciste. L’enjeu pourrait être celui de contribuer à l’invention d’une « théorie architecturale trans-spéciste11 », à destination de la discipline, ses réalisations construites et ses corps professionnels et sociaux liés, mais aussi dans l’idée de positionner cette discipline architecturale au regard des travaux issus des animal studies, des sciences humaines et sociales et des humanités environnementales (ou « humanités écologiques12 »).

Les propositions attendues porteront sur la manière dont humains et animaux ont pu coconstruire dans le temps des rapports de cohabitation, d’organisation et de participation sur des territoires communs ; sur les façons dont ces espaces partagés ont pu être des lieux conflictuels ou apaisés, des écosystèmes symbiotiques et mutualistes ou des agencements dominateurs et violents ; et encore sur les artefacts bâtis révélateurs de ces systèmes de cohabitations. En retraçant les histoires que ces collaborations produisent, par le biais de descriptions ou de narrations, ce sont les maillages et lignes d’entrelacement des mondes humains et animaux13 qui se dessinent par le truchement de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage autant que ce sont ces disciplines qui prennent un sens nouveau à la lumière des enchevêtrements et des « propositions d’existence14 » qu’ils participent à construire. Dans ce cadre, les articles pourront mettre en lumière quelques-unes des manières conceptuelles dont l’animal pourrait mettre en mouvement la façon que nous avons de concevoir, évaluer, construire et habiter l’architecture, la ville et les territoires. Ces déplacements conceptuels et pratiques pourraient inclure des tensions dans les rapports dialogiques entre construction-destruction, accumulation-dépense, animé-inanimé ou encore vivant-non-vivant. Ils pourraient aussi réinterroger nos acquis disciplinaires et leur permanence en posant la question de l’obsolescence potentielle de principes ou fondements architecturaux. Pour ce faire, cet appel attend des contributions ambitieuses, soulevant des réflexions inédites, des regards interdisciplinaires ou des expériences internationales qui puissent contribuer à un débat général par des approches diverses et variées quoique tenues dans les champs de l’architecture, de l’urbanisme ou du paysage. C’est en ce sens que nous formulons ici quelques perspectives de travail possibles, ni exhaustives ni cloisonnées :

La prise en compte de l’animal par l’architecte

Cette première perspective s’intéresse à l’animal dans le processus de conception/création et comme source d’une éthique contemporaine pour le métier de l’architecte. Quelques approches possibles à ce sujet : l’utilisation de la biosémiotique15, la considération de systèmes de relations humain-animal comme les phénomènes écologiques de synanthropie (interaction durable liant certains animaux non domestiques, plantes ou parasites avec des humains) et de féralisation16 ; des systèmes d’adaptation encouragés par des stratégies architecturales et urbaines, ou encore le faire-avec les « nuisibles », les insectes et autres infra-animalités17. Cette perspective encourage autant la pensée critique du biomorphisme et du biomimétisme en architecture que la prise en compte de l’animal dans l’histoire de l’architecture et les passages qui s’opèrent dans celle-ci entre des discours anthropologiques et des injonctions biologiques. En ce sens, en exposant divers modes d’éthologie « diplomatique18 », nous chercherons à identifier la contribution de l’architecture à l’écologie politique et à des politiques du vivant à travers des regards et des pratiques autant éco et zoopoétiques que zoopolitiques.

L’animal à toutes les échelles

Il s’agira aussi de comprendre comment l’animal et ses représentations participent à l’aménagement territorial et les politiques qui lui sont associées. On s’intéressera alors aux questionnements des échelles de coexistence et des territoires du vivant : quelles politiques, quelles infrastructures et aménagements construits en faveur d’une plus grande symbiose avec le non-humain ? Par le biais de croisements disciplinaires avec des champs tels que la biogéographie, la biologie ou encore les recherches sur les métabolismes urbains et territoriaux, pourront être questionnées les mobilités autres qu’humaines autant que les modalités de coconstruction du territoire par l’humain et le non-humain à la fois. Ce spectre de problématiques interroge la manière dont l’architecture travaille avec la diversité écologique des milieux urbains face ou avec le non urbain ; dont elle est impactée par les travaux sur le réensauvagement (à toutes échelles), par les philosophies et pratiques des synergies, des alliances, de la diplomatie, du mutualisme, de l’enchevêtrement. Pourront aussi y être questionnées les réalités et traductions spatiales des conflits territoriaux avec l’animal, avec leurs zones de rencontres interspécifiques et leurs limites plus ou moins poreuses, les zones protégées sensées prévenir les conflits (PN, PNR, etc.), la reproduction et le déplacement de ces relations dans les milieux urbains (animaux liminaires) autant que dans les « nouvelles ruralités ».

Imaginaires, cosmologies et esthétiques de l’animalité

Comment les imaginaires autour de l’animal nourrissent-ils des théories et des pratiques dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, de l’ornement au biomorphisme, du design permaculturel au biomimétisme jusqu’au « low-TEK » indigène19 ? Comment ces imaginaires s’emparent-ils de l’architecture et de sa conception et, en même temps, comment les pratiques architecturales considèrent les imaginaires animaliers20 ?. Aussi, il s’agira de comprendre les manières dont la présence mais aussi l’absence des animaux en ville21 configurent nos cosmologies contemporaines, nos attitudes et nos comportements. Ces questions permettent également de saisir comment se renégocient les savoirs autochtones et les sensibilités collectives : de l’anthropomorphisme classique à l’hybridité humanimale inspirée du paradigme cybernétique. Il s’agit in fine d’accueillir les contributions autour de la symbolique et des différents régimes de sensibilité à l’animal en ville : les bergers urbains et l’écopastoralisme, l’exploration de la pédagogie et sensibilisation à l’animal, la transmission des savoirs biorégionaux22 et les sentiers urbains23, voire la question des zoos : quels dispositifs (politiques, architecturaux, urbains) prétendent sensibiliser à l’animal et actualisent le sens des interactions entre les animaux et les humains ? À travers l’animal comme figure ambivalente et frontalière de l’altérité, les articles pourront aborder les manières par lesquelles l’animal permet à l’architecture de considérer d’autres rapports d’oppression et de surexploitation de l’homme sur les autres et sur l’environnement (comme l’écoféminisme ou les pensées décoloniales), mais aussi sur les genres de savoirs et savoir-faire architecturaux – experts, populaires, autochtones – que la présence de l’animal peut développer dans nos sociétés contemporaines.

Modalités de transmission des propositions d’articles

Les propositions d’articles complets seront envoyées par mail
avant le 31 octobre 2021
au secrétariat de rédaction des CRAUP
secretariat-craup@culture.gouv.fr

Pour plus d’informations, contacter Aude Clavel
au 06 10 55 11 36 ou par mail audeclavel@hotmail.fr

La revue attend des articles aboutis et non des propositions, résumés ou tout autre forme de présentation.

Les articles ne doivent pas excéder 50 000 caractères, espaces compris.

Langues acceptées : français, anglais.

Les articles doivent être accompagnés de plusieurs éléments :

1 notice biobibliographique entre 5 à 10 lignes (nom et prénom du ou des auteur(s), statut professionnel et/ou titres, rattachement institutionnel éventuel, thèmes de recherche, dernières publications, adresse électronique).

2 résumés en français et en anglais.

5 mots-clefs en français et en anglais

Le titre de l’article doit également être traduit en français ou en anglais selon langue de rédaction.

Instructions aux auteurs
1/ Règles générales
Italique : mots en langues étrangères par rapport à la langue utilisée, donc op. cit., ibid.., a priori, a posteriori…

Pas d’usage du gras (à l’exception des titres), ni de capitales (à l’exception du début des noms propres, des institutions, de l’usage des majuscules pour les titres en anglais, etc.).

2/ Corps du texte
Le texte doit être saisi dans le logiciel Word en Times New Roman, taille 12, interligne 1,5, sans mise en forme particulière, hormis les titres, intertitres, légendes et sauts de paragraphes.

Les références bibligraphiques mentionnées au fil du texte doivent figurer « à la française », c’est-à-dire en note, avec la référence complète, et non pas entre parenthèses dans le corps du texte.

3/ Citations
Les citations de moins de 3 lignes sont insérées dans le texte entre guillemets.

Les citations de plus de 5 lignes sont en retrait à gauche et à droite, taille 10 sans guillemets.

4/ Références bibliographiques
Les références bibliographiques seront regroupées par ordre alphabétique de nom d’auteur en fin d’article dans une section « Bibliographie », selon le modèle suivant :

Pour un ouvrage :

Prénom Nom, Titre, Ville d’édition, Maison d’édition (Collection), année de publication, page, [en ligne] url, consulté le date, [en ligne] url, consulté le date.

Pour un ouvrage collectif :

Prénom Nom et Prénom Nom (dir./coord./éds./etc.), Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, page, ou Prénom Nom et al., Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, page, [en ligne] url, consulté le date.

Pour un chapitre d’un ouvrage collectif :

Prénom Nom, Titre, dans Prénom Nom et Prénom Nom (dir./coord./éds./etc.), Titre, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, page, [en ligne] url, consulté le date.

Pour un article de revue :

Prénom Nom, « Titre de l’article », Titre de la revue, vol. /n° , date, Ville d’édition, Maison d’édition, année de publication, page, [en ligne] url, consulté le date.

5/ Illustrations, graphiques et tableaux
Les photographies et illustrations accompagnant le texte devront être numérisées en haute définition (300 dpi, 15 cm minimum) dans les formats Jpg ou Tiff.

Les fichiers « textes » seront distincts des fichiers graphiques.

L’auteur doit vérifier que les images/figures dont il n’est pas l’auteur sont libre de droits.

Dans le cas contraire, il doit faire la demande auprès du propriétaire de l’image/figure avant de la soumettre à la revue.

Les illustrations, graphiques et tableaux doivent être légendés de manière spécifique : Le titre des illustrations, précédés de « figure [n] » ou « Tableau [n] » doit être placé au-dessus de l’illustration. La légende et les crédits (source, copyright, etc.) doivent être placés sous l’illustration, sur deux lignes distinctes.

Ligne éditoriale
Inscrits dans les champs de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, les Cahiers se sont développés à l’origine dans les laboratoires des écoles d’architecture à partir des années 1970. La revue initie aujourd’hui une nouvelle formule en ligne : revue scientifique internationale, elle s’adresse aux communautés de recherche concernées par les transformations spatiales intentionnelles, quelles que soient les échelles. Les Cahiers visent à répondre aux intérêts et questionnements actuels, mais aussi à les renouveler, et ainsi ouvrir de nouvelles voies de recherche. Trois pôles de questionnement sont plus directement visés : l’un concerne spécifiquement le registre des théories, de manière à développer les échanges et les controverses entre théories du design, du planning, de l’architecture et du paysage. Un second pôle renvoie à la matérialité de la ville, aux savoir-faire constructifs impliqués dans la transformation spatiale, mais aussi à la dimension matérielle des phénomènes de transfert et de mobilisation, régulièrement analysés dans d’autres revues sous des angles a-spatiaux. Enfin, le troisième pôle interroge le projet et sa conception, qui occupe une place toute particulière dans les sciences et pratiques de l’espace (rôles performatifs des projets, théories de la pratique). Ces trois pôles appellent à des travaux pluridisciplinaires, préoccupés de tracer des explications approfondies des transformations des environnements construits à l’âge de l’anthropocène. La production scientifique attendue renvoie aux critères usuels d’évaluation en double aveugle par les pairs. Elle sera particulièrement attentive à l’enjeu des images et du visuel dans un domaine où l’iconique peut tenir lieu de discours.

Dossiers thématiques
Les Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère en ligne publient deux ou trois fois par an un dossier thématique composé d’une dizaine d’articles en français et en anglais, autour d’un thème prédéfini et problématisé.

L’appel à article de chaque dossier thématique est diffusé largement et également accessible sur le site de la revue. Les propositions d’articles peuvent être rédigées en français ou en anglais. Leur évaluation se fait en double aveugle.

Notes
1 Cf. Dominique Lestel, Les origines animales de la culture, Paris, Flammarion, 2009 ; et Voyage au bout de l’espèce, Paris, Dis voir, 2010.

2 Cf. Catherine Ingraham, Architecture, Animal, Human : The Asymmetrical Condition. Routledge, London – New York, 2006.

3 Cf. Vincent Bradel (dir.), Urbanités et biodiversité. Entre villes fertiles et campagnes urbaines, quelle place pour la biodiversité ?, ERPS vol. 4, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2010.

4 Cf. « À la croisée de mondes », Cahiers du paysage, 2011 ; Cahiers de l’école de Blois, « La mesure du vivant », n° 18, 2020.

5 Nous faisons référence par exemple aux ouvrages de Nathalie Blanc, Les Animaux dans la ville, Paris, Odile Jacob, 2000, Jean-Christophe Bailly, Le versant animal, Paris, Bayard, 2007, ou bien Philippe Clergeau, Une écologie du paysage urbain, Paris, Apogée, 2007, parmi autres.

6 Cf. « Animaux dans la ville 1 », Histoire urbaine, 2015/3, n° 44 ; « Animaux dans la ville 2 », Histoire urbaine, 2016/3, n° 47 ; Dominique Rouillard, « L’autre animal de l’architecture », dans Cahiers thématiques, n° 11 « Agriculture métropolitaine/Métropole agricole », ENSAPL, 2011, pp. 105-120.

7 Cf. Violette Pouillard, Histoire des zoos par les animaux : impérialisme, contrôle, conservation, Paris, Champ-Vallon, 2019 ; Natascha Meuser, Zoo Buildings : Construction and Design Manual, DOM Publisher, 2019 ; Derrick Jensen, Zoos : le cauchemar de la vie en captivité, Libre, 2018.

8 Cf. Jean Cuisenier et al., L’architecture rurale française, corpus des genres, des types et des variantes. Le Nord-Pas-de-Calais, La Manufacture, Lyon, 1989 ; P. Oliver (dir.), Encyclopedia of Vernacular Architecture of the World, Cambridge University Press, 1997 ; et, plus récemment, l’ouvrage de Jean-Philippe Garric, Vers une agritecture. Architecture des constructions agricoles (1789-1950), Paris, Mardaga, 2014, ainsi que le travail de Sandra Piesik, Habiter la Planète, Atlas de l’architecture vernaculaire, Paris, Flammarion, 2017.

9 Sous le commissariat de Léa Mosconi et Henri Bony, printemps 2022. Voir en ligne les conférences données à ce sujet par l’équipe, dont notamment « Paris Animal », Le Sauvage, Le Chaudron #4, Camondo, sept. 2020, [en ligne] https://ecolecamondo.fr/bibliotheque-et-recherche/videos/paris-animal/.

10 Cf. Vinciane Despret, Que diraient les animaux si… on leur posait les bonnes questions ?, La Découverte, Paris, 2011. Notamment la définition de « Umwelt ». Pour la question de la domestication, l’élevage et la production animale cf. Jocelyne Porcher, Vivre avec les animaux, Une utopie pour le XXIe siècle, La découverte, Paris, 2011.

11 Référence aux travaux de Jennifer Wolch sur la possibilité d’une « théorie urbaine trans-spéciste ». Cf. « Transspecies urban theory », in Environment and Planning : Society and Space, vol. 13, 1995, pp. 735-760.

12 Cf. Deborah Bird Rose, Vers des humanités écologiques, Marseille, Wildproject, 2019.

13 Cf. Tim Ingold, Une brève histoire de lignes, Paris, Zones sensibles, 2011.

14 Cf. Vinciane Despret, Au bonheur des morts, récits de ceux qui restent, Paris, La découverte, 2015.

15 Nous faisons référence aux contributions de Jacob von Uexküll et Thomas Sebeok à l’étude des signes biologiques . Cf. J. V. Uexkull, Milieu animal et mileu humain, Editorial rivages, 2010 ; Thomas A. Sebeok, Jean Umiker-Sebeok (eds.), Biosemiotics. The Semiotic Web, Berlin/New York, Mouton de Gruyter, 1992.

16 Cf. Anna Tsing, le Champignon de la fin du monde. Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme, La Découverte, Paris, 2017 ; Nathanaël Wadbled, « Les imaginaires écologiques des ruines romantiques et post-apocalyptiques : représenter le sauvage et la pollution contre l’artificialisation moderne », Sociétés, vol. 148, n° 2, 2020, pp. 103-113.

17 Notion proposée par la chercheuse Anne Simon. Cf. Anne Simon, Une bête entre les lignes. Essai de zoopoétique. Marseille, Wildproject, 2021, p. 313.

18 Baptiste Morizot, Les diplomates, cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, Marseille, Wildproject,2016.

19 Julia Watson (2019), Lo-TEK. Design by Radical Indigenism, Taschen.

20 Pour l’exploration des imaginaires animaliers, voir les travaux de Michel Pastoureau, Éric Baratay, Vinciane Despret ou Donna Haraway.

21 Cf. William Riguelle, « Le chien dans la rue aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le cas des villes du sud de la Belgique », Histoire urbaine, vol. 47, no. 3, 2016, pp. 69-86 ; Damien Baldin, « De l’horreur du sang à l’insoutenable souffrance animale. Élaboration sociale des régimes de sensibilité à la mise à mort des animaux (19e-20e siècles) », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, vol. 123, no. 3, 2014, pp. 52-68.

22 Cf. Kirkpatrick Sale (2020), L’art d’habiter la terre. La vision biorégionale, Marseille, Wildproject ; Mathias Rollot & Marin Schaffner (2021), Qu’est-ce qu’une biorégion ?, Marseille, Wildproject.

23 Cf. Sentiers Métropolitains, https://metropolitantrails.org/fr

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